On ne peut parler du Chi Nei Tsang sans évoquer auparavant Maitre Mantak Chia, qui importa cette pratique de soin holistique de Thaïlande aux Etats-Unis vers la fin des années 80. Après avoir ouvert le National Healing Center en Thaïlande, où il enseigne la pratique du Tao curatif, il ouvre le Healing Tao Center à New York. C’est en 83 que Gilles Marin fait sa connaissance et enrichit sa connaissance des techniques de soins orientaux et sa pratique des arts martiaux en étudiant le chi kung et l’art de la méditation selon l’approche de Maitre Mantak Chia. Après avoir créé le Chi Nei Tsang Institut de Berkeley (Californie), il ouvre une école en France, son pays d’origine.
Qu’est-ce que le Chi Nei Tsang ?
Le Chi Nei Tsang (littéralement « massage chi des organes internes »), est une approche holistique de la santé dont le centre est … le nombril.
C’est autour du nombril que l’Homme s’est construit et c’est là que se noue (et se dénoue) toute son histoire émotionnelle.
Toute pathologie, quelle qu’elle soit semble prendre naissance dans une émotion qui, plus ou moins consciente, plus ou moins bien acceptée, plus ou moins bien gérée, va se manifester par une douleur, un mal-être que l’on aura tendance à considérer comme une fatalité et que l’on qualifiera de maladie à soigner (plutôt que guérir) et surtout à faire taire. Loin s’en faut !
Le praticien de Chi Nei Tsang considère chaque manifestation physique comme une réaction saine du corps à un état qui lui ne l’est pas. Il va chercher à localiser dans l’abdomen tous les points de tensions, nœuds et autres « blocages » afin de permettre à l’ensemble du corps d’en prendre conscience, de s’y connecter, de les accepter et de les digérer. C’est à compter de cette prise de conscience qu’un véritable travail de guérison intérieure se met en place : ressentir, re-connaître, … sont les 6 conditions que le corps doit expérimenter pour pouvoir se libérer de son besoin de s’exprimer à travers la douleur.
Toutefois, un tel travail, outre une grande quantité d’énergie, demande un accompagnement au quotidien afin d’ancrer les changements qui interviennent : une hygiène de vie adaptée, des soins complémentaires (en massage énergétique ou en reiki par exemple) et des exercices souvent très simples de chi kung, de yoga, de respiration, voire de méditation, ajoutent aux soins de Chi Nei Tsang une puissance de guérison véritable et parfois instantanée.
Comment se déroule un soin de Chi Nei Tsang ?
Une séance se déroule en une approche douce et très progressive, afin d’établir un climat de confiance sans lequel aucune porte ne s’ouvrira : après un temps d’échange verbal sur les motivations de la consultation, le praticien fait une observation du corps (sa position, sa façon de bouger, de respirer, la position du nombril) qui révèle déjà certaines tensions.
Puis le temps est à l’écoute… Le « massage » se fait sous forme d’une exploration très minutieuse de la façon qu’a le corps de vivre : quelles sont les zones fluides, souples, où le chi circule, quelles sont les zones de tensions, où l’on ressent sous les doigts des nœuds, un chi « bloqué » ou bouillonnant… Le principe étant de permettre, grâce au toucher, une prise de conscience du corps.
Une fois ces étapes passées, il est important de créer les conditions qui vont permettre au corps de reconnaître, de valider, de digérer et enfin d’accepter cette digestion émotionnelle (c’est donc un véritable accompagnement que procure le praticien).
Sans un passage systématique (plus ou moins rapide, d’ailleurs) par ces différentes étapes, il n’est pas de guérison possible. Ce qui implique que la personne soit prête à recevoir les informations que son corps envoie, et à changer son hygiène de vie de façon à recaler ses habitudes en fonction des messages reçus.
Ce qui implique donc pareillement que le praticien ne peut rien faire à la place de son client. La responsabilité de la guérison émotionnelle n’incombe qu’à une personne : celle en qui vivent les émotions !
C’est pourquoi Gilles Marin s’exprime de la façon suivante « la guérison vient de l’intérieur « .
Lire « La guérison vient de l’intérieur » -Ed. Guy Trédaniel.